Les églises de notre paroisse3 - Paroisse Saint Paul en Ternois

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Paroisse St-Paul
en Ternois
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GAUCHIN VERLOINGT

Petite église du XVIIème siècle sous le vocable de Saint-Vaast, précédemment couverte de paille et succursale de Ramecourt, elle présente une particularité : l’axe du chœur est légèrement infléchi vers la gauche, en souvenir sans doute de l’inclinaison de la tête du Christ sur la croix.
Avec un chœur plus bas et plus étroit que la nef, séparé par une arcade, et un clocher surmonté d’un campenard, la gouache de Croÿ (1605-1610) sur « Verloing » montre une église antérieure à celle actuelle.
Le pavé de l’église, refait, recouvre une épitaphe dont Monsieur Tierny, à l’époque, avait eu l’heureuse inspiration de prendre copie. Elle est gravée sur une dalle en marbre, avec, en sa partie supérieure deux têtes de mort soutenues par deux fémurs croisés, et surmontées d’une banderole avec devise : « Il faut mourir. Ici repose les corps de Charles François Campagne, décédé le 26 aoust 1725 âgé de 42 ans et d’Anne Françoise Talleu, sa femme, décédée le 15 7bre 1719 âgée de 27 ans. Requiescant in Pace ».
  
Cette charmante église chargée d’histoire mérite bien quelques soins. Des travaux nécessaires à sa survie sont nécessaires et elle est actuellement fermée au public.
Ce village compte 936 habitants

GOUY en TERNOIS

Gouy en Ternois, Gouy-Ternas durant un temps, Gouy, Goy, mot celtique qui signifie Bois, avait des sources anciennes alimentant à l’ouest la Canche et à l’est le Gouve formant un marécage : la Barre , ayant donné son nom au bas du village.
Si petite que soit cette commune, elle possédait un prieuré, en étroite union avec celui de Magnicourt sur Canche et rattachés à l'abbaye de Mont Saint Eloi. Ce prieuré de Gouy a été installé au XIIIème siècle sur un éperon du plateau autour duquel le village s’est implanté.
Les Châtillon, comtes de Saint-Pol donnèrent loi et coutume de Saint Pol moyennant un muid d’avoine en 1229 à ses sujets de Goy en Ternois. Le duc de Bourgogne accorda des franchises à la commune en 1540.
Sur la gouache de Croÿ, on distingue deux églises dont l’une était celle du prieuré qui est aujourd’hui la seule église paroissiale. Donc la paroisse de Gouy a deux patrons : saint Vaast, patron de l’abbaye et saint Roch que l’on invoquait contre les épidémies. De ce prieuré, il ne reste que deux fermes et l’église sous laquelle reste une superbe galerie menant à des souterrains dont l’un aurait communiqué avec l’abbaye de Magnicourt sur Canche.
Il reste de l’ancienne église, consacrée à Saint-Vaast, le mur sud de la nef (sur la cour du Prieuré), très ancien et fruste, pierres mêlées de grès bruts ; il est ouvert de fenêtres en plein cintre ; une chapelle a été rebâtie en place d’une travée de la nef principale, précédemment soutenue par des piliers carrés en grès surmontés de tailloirs chanfreinés et formant ciel en arcades. A ce jour, un plafond masque cette architecture.
Le chœur et le reste de l’église sont du XVIIIème siècle. Ce chœur est en pierres mais on constate une révision des murailles ainsi que transformations d’ouvertures de plein cintre. SituéE latéralement à la nef avant même la tour défensive, une simple ouverture offre accès à l'église actuelle.
La tour en pierre surmontée d’un clocher date de 1783.
Le dernier prieur, en août 1792 a enrichi l’église d’un morceau de la vrai Croix.
C’est dans édifice que le recensement de septembre 1790 a tenu assemblée et donnait 307 habitants. La commune n’en compte plus que 172 à ce jour.

GUINECOURT

A Guinecourt, qui n’a jamais eu ni église, ni cimetiere, ni école, et dépendait de la paroisse d’œuf
Il y avait coutume que, lors de funérailles, le cortège s’arrête au pied d’un tilleul centenaire, à la jonction de routes entre les deux villages, et d’y déposer au passage une croix, symbole de l’adieu du disparu du village, croix que l’on pouvait voir encore il n’y a pas si longtemps. A ce jour, il ne reste plus qu’une statuette de la vierge à l’enfant remplaçant celle précédemment volée. Le village possède aussi un calvaire en fer forgé à la mémoire de la famille Caron « vous qui passez, regardez si vous avez une douleur pareille à la mienne », et encore une niche encastrée dans un mur dédiée à Saint-Hubert, patron des chasseurs et protecteur de la rage.
Aucune inscription. Rien à noter dans ce village, sauf un petit manoir du XVIIIème siècle, assez élégamment construit, mais non daté.
C’était le chef lieu de la seigneurie possédée en 1780 par Raoul Tanneguy Le Prévôt, marquis de Saint-Julien, issu d’une famille de robe de la Normandie, laquelle terre consistait en une maison seigneuriale et une ferme, terres et manoirs.
   
Guinecourt, le village se nomme ainsi depuis le XIVème siècle. En 1217 il s’appelait Guignecourt. C’est le plus petit village de notre paroisse (voire du Pas de Calais) : 16 habitants en 1999. Il compte aujourd’hui 19 habitants (recensement de 2009. En 1881, elle en totalisait alors 72.

HAUTECLOQUE

L’église Saint-Léger de la commune d’Hautecloque, bâtie au XVIIIème siècle, dont gravure dans le chœur portait la date 1783, avait eu son corps principal reconstruit en 1870 dans le style néogothique, avec chapelle castrale à l’extrémité du bas-côté sud.      
Victime des bombardements des 20 juin et 9 juillet 1944, sa reconstruction souhaitée « à l’identique » par le Marquis Robert de Bertoult, maire de la commune à l’époque, et dont la chapelle Notre-Dame, castrale aux Bertoult, installée depuis 1600 se trouvait à l’extrémité du bas-côté sud. Il a donné des moyens personnels, en plus des dommages de guerre, comme sa famille l’avait déjà fait au début du XVIIème siècle pour le clocher, puis au XVIIIème siècle pour le chœur, enfin après la Révolution pour  le rachat de l’église et la réfection de la nef en 1870 puis sa réouverture au culte en 1802. Cette reconstruction s’est effectuée entre 1956 et 1959 par les architectes Battut et Warnesson qui ont gardé la méthode Perret, c'est-à-dire le béton armé, mais enduit d’un ciment-pierre, avec encadrement en pierre.
La tour carrée a gardé son aspect massif initiale avec contreforts du XVIème siècle, mais le porche, ancienne arcade « en chaînette » décorée de sculptures trilobées, de rinceaux, de feuilles de choux, au-dessus duquel figuraient les écus de la famille de Hauteclocque  ainsi que la niche abritant une statue de Notre-Dame de Bonsecours,  a été réduit en deux arcs simplement soulignés d’archivoltes.
Les colonnes en ciment moulé revêtu de stuc-pierre ainsi que le chemin de Croix ont été re-décorés par Mr Hollart.
Les vitraux décorés de personnages sont l’œuvre des maîtres verriers Desouter et Boutin. Sur le vitrail central du chœur, représentant Saint-Léger en train de bénir l’église de Hautecloque, on distingue bien l’ancien porche avec son ‘arcade dentelée’.   
La chaire reste de l’époque XIXème, soit de 1870.
Dans les murs extérieurs de la chapelle castrale, dont le caveau sert de sépulture à la famille des marquis de Bertoult, sont encastrées  plusieurs dalles funéraires.
Le village comptait 243 habitants en 1793 et 212 en 2007.

HERICOURT

L’église, dont le patron est saint-Léger, est anciennement succursale de la paroisse de Croisette. Elle est mentionnée en avril 1093 dans la cartulaire de l’abbaye d’Auchy lès Moines à l’occasion du don d’un tiers de la dîme par Anselme de Servin d’Héricourt. Une note de Monsieur le Marquis d’Héricourt dit que l’église, plus récente cette fois, aurait été construite par sa famille au XVIème siècle ; la partie la plus ancienne remonte à cette époque. Elle possède une tour assez haute mais fort frêle, en pierres de taille, bâtie en avant-corps au XVIIIème siècle. Au dessus du portail, dans une fenêtre simulée, en plain contre, étaient autrefois sculptés deux écus ovales, sous couronne ; Le double écusson du portail, armoiries de Louis François-Joseph de Servins associées à celles de son épouse Agnès Le Ricque, a été martelé pendant la Révolution.
Le clocher datait du XVIIIème siècle, mais le 12 juin 1998 (date à laquelle la foudre a frappé), avait une particularité assez ressemblante au clocher qui se trouve au dessus du porche de l’exploitation seigneuriale, et qui était l’entrée au château. Il a été reconstruit avec une flèche plus simple, mais aussi plus haute.
L’église forme un vaisseau sans divisions apparentes ; les fondations de la nef sont bien du XVIème siècle, mais l’ensemble, avec le chœur et la chapelle nord sont du XVIIIème siècle. Un moellon retrouvé près de l’entrée du caveau donne la date de 1778 et les noms d’Eugène François Joseph et Louis François-Joseph de Servins (1710-1786) et dans l’arcade servant d’entrée à la chapelle est placée une plaque de marbre blanc.
De grands travaux d’embellissement ont été réalisés voici un peu plus de deux ans, sous l’initiative de Monsieur Poillion, adjoint au maire.
Cette église possède de beaux vitraux anciens de chaque côté de l’autel ainsi qu’au fond de la chapelle comtale. Ils sont modernes dans le reste de l’église, mais de la même signature Largillier (Lille).
Dans le sol du chœur, devant l’entrée de la chapelle seigneuriale, se trouve une grande dalle de marbre bleu très effrité, peu lisible, recouvrant l’entrée du d’un caveau où reposent les corps de dame Catherine Madelaine de Wignacourt, fille de sire Maximilien François, seigneur de Wignacourt, Ombercourt, épouse de Jacques Philippe de Servins, seigneur de Lannoy. D’autres membres de la famille de Servins ont été inhumés dans le chœur de l’église d’Héricourt.
La population au 27 septembre 1790 était de 146 habitants. Ils ne sont plus que de 104 au dernier recensement.
Un moulin à vent, dont il existe toujours ses ruines, appartenait à Mr de Servins...

A signaler également, au cimetière, la tombe de Clovis Grimbert, poète Saint-Polois, natif d’Erin, décédé à la guerre 14-18, dont le nom figure avec d’autres sur le monument aux morts du village.
La population, en 1878 était de 395 habitants et au dernier recensement, ne serait plus que de 180.

HERLIN LE SEC

L’église paroissiale d’Herlin le Sec, a été bâtie en 1616 sous le vocable de Saint-Martin. Elle fut reconstruite dans le style grec en 1876, à l’exception de la tour qui a été conservée. Sa longueur est un peu plus grande que celle de l’ancienne, car le chœur actuel est édifié sur l’emplacement des caveaux funéraires de la famille Bonnière, qui se trouvait derrière l’ancien chœur. Dans celui-ci sont encastrées deux épitaphes de marbre blanc rappelant les noms des membres de cette famille inhumés sous le sanctuaire. La cloche de 1852 a pour marraine l’épouse du maire, Armand Théodore de Bonnières.
«L’ancienne église, construite en 1616, n’avait qu’une nef très petite et de chétive apparence, sans aucun caractère d’architecture. En 1780, l’abbé Beugin, alors curé de la paroisse, parvint à faire élever la tour actuelle qui, pour l’époque, est une construction convenable ». Cette tour en pierres de taille est surmontée d’une flèche en charpente couverte d’ardoises.
A la Révolution , l’église a été vendue comme « bien national » mais le propriétaire, cultivateur, l’a vite rendue au culte, son frère, carme, ayant été arrêté chez lui pendant la Terreur.
La chaire est classée, les fonds baptismaux ont une grande prestance, et le remarquable meuble d’autel met en évidence une niche qui, à l’origine renfermait N.D. de Montligeon, dédiée aux âmes du Purgatoire sortant des flammes. Celle-ci  s’est trouvée détériorée lors du bombardement de 1943 qui a fait 7 morts à Herlin, dont l’abbé Jules Vaillant et sa gouvernante, Marie Taillandier, se pensant en sécurité dans l’église. Cette statue a été remplacée par N.D. de Lourdes, statue ramenée de Lourdes, au moment de la restauration par l’abbé Albert Martel. Les vitraux de Largillier, réalisés en 1952, avaient également subi d’importants dégâts en 1944. Ils sont originaux, avec leur dessin plus réaliste que géométrique et leurs teintes douces. Celui des fonds baptismaux représente par ailleurs Saint-Jean-Baptiste.       
En date du 2 novembre 1790, la population était de 158 habitants et de 247 à la date de la reconstruction de l’église paroissiale de 1876. Elle est aujourd’hui de 163 Hulinois
.

HERLINCOURT

L’église Sainte-Croix de Herlincourt fut vendue à la Révolution et démolie en partie. Il ne restait plus que les quatre murs lorsque le village en recouvra la possession : elle fut alors restaurée tant bien que mal ; en 1842, d’après déclaration de Nic Lambert, elle était encore couverte de chaume.
La tour en avant-corps est refaite en briques en 1898. Elle est surmontée d’une flèche octogonale en charpente couverte d’ardoises. La nef et le chœur, dont l’axe est légèrement incliné vers le nord, ont des bases du XVIIème siècle. Les fenêtres en arcs cintrés ont perdu leurs meneaux de pierre.
Actuellement le maître autel n’est plus et seuls restent les deux autels latéraux en bois sculpté. L’église est actuellement fermée pour mise en sécurité des fidèles mais un projet de travaux importants est en cours d’étude. Cette église devrait retrouver son charme avec, en évidence, des éléments de grande beauté, tels, particulièrement le bas relief en pierre remis à jour il y a quelques années et représentant les évangélistes, Marc, Luc, Jean et Matthieu.
Trois vitraux sont actuellement sauvegardés, dont celui de ND du perpétuel secours, un autre signé G.Depienne – Lille 1923 en souvenir de Raoul Mouton, mort au champ d’honneur le 16 février 1915, puis le dernier, aux armes de la famille seigneuriale.
Dans le mur extérieur nord est encastrée une pierre tombale qui se trouvait auparavant dans le chœur ; c’est une grande dalle en marbre bleu, usée par le frottement des pieds des fidèles. Cette dalle couvrirait le gisant des corps des nobles personnes M. Pierre de Gomiecourt, écuyer seigneur d’Erlencourt, Denier, Wignacourt, lieutenant général, gouverneur d’Hesdin, qui trépassa le 15 d’aoust 1596 et de damoiselle Isabeau de Gosson d’Ambrines, Plouicz et autres lieux sa femme, qui décédée le 20 de fevrier 1597.

Herlincourt, qui avait une population de 170 habitants en 1793, n’en a plus, à ce jour, que 114.

HERNICOURT

La commune, allongée de son hameau de Saint-Martin-Glise possédait trois moulins dès 1469 et déjà en 1725 St-Martin avait pris plus d’importance que Hernicourt. On comptait alors 58 feux pour Saint-Martin contre 23 pour Hernicourt, mais à la fin du XVIIIème siècle Hernicourt a réuni en hameaux Saint-Martin-Glise, Sautricourt et Béthonval pour en faire un village de 90 foyers et 464 habitants en 1790. Ils se trouveraient environ 500 à ce jour.
Saint-Martin demeure à ce jour une paroisse possédant sa propre église.
L’église de Hernicourt, consacrée à Saint-Vaast, était à la collation de l’évêque de Boulogne. Financée entre 1854 et 1856 par le comte Charles de Bryas et son épouse Ursule de Vogüé, elle fut rebâtie dans le style ogival suivant les plans de l’architecte Charles-Alexandre Grigny, l’un des architectes précurseurs du néogothique dans le Pas-de-Calais. On peut remarquer encore, le bel écusson aux armes de Bryas, avec la devise :  FIDES IN ASDERSIS, sculpté à l’extérieur, au chevet du chœur, mais aussi leurs armoiries sur le vitrail offert par la comtesse à l’occasion de l’achèvement de l’église de Bryas en 1885, d’autres vitraux ayant été offerts notamment par la famille Lesenne-Delay.
L’intérieur se caractérise par une nef élevée, ornée de boiseries peintes en trompe-l’œil  dans la nef et en bois dans le chœur, lui-même peint de fleurs de lys…
Quelques pierres tombales qui se trouvaient dans l’ancienne église, ont été replacées dans le dallage en pierre de Tournai de l’église actuelle.
Monsieur l’abbé Salmon a laissé dans cette église son empreinte avec l’aménagement de la chapelle attenante.
Il possédait deux moulins à eau, l’un à tordre huile, l’autre à moudre blé, chacun avec 4 vannes et appartenant tous deux à Monsieur de Bryas. La Ternoise , à ce niveau, était susceptible de navigation en l’améliorant, d’après le compte rendu d’une assemblée au 21 février 1790
                                                                                                         

HEUCHIN

Sous le vocable de Saint-Martin, l’église paroissiale d’Heuchin, une des plus anciennes de la région, figurée par un croquis d’Adrien de Montigny dans l’album de Charles de Croÿ  apparaît actuellement encore dans un cadre de verdure en arrivant de Boyaval.
Remontant aux XI-XIIème siècle, la façade romane classique est un vestige rare dans le Nord de la France. Elle présente un portail en plein cintre à l’aspect imposant encadré de colonnettes cannelées en leur milieu, surmontée de chapiteaux  coniques et d’archivoltes moulurées qui ouvre au fond de trois voussures enrichies de moulures composées d’un cylindre terminé de chaque côté par un petit socle carré et d’une gorge profonde ronde, terminées par un chapiteau à feuilles.
Trois nefs, un transept et un chœur assez vaste qui porte sur sa voute la date de 1601 dont les meneaux des fenêtres ont disparu. Deux chapelles forment le transept ; celle du croisillon nord portant des armoiries sur les voûtains, accompagnées de la date de 1630 est sous l’invocation de la Sainte-Vierge et est remarquable par les nervures de sa voute que représente une croix à branches égales enclavée dans une étoile.
Les bras de la croix sont flanqués à l’extérieur ainsi que le cœur de piliers avec clochetons garnis de crochets au feuilles de choux, la nef à cinq trouvées formées par huit colonnes carrées d’une épaisseur énorme, entourées de colonnettes qui en dissimulent la pesanteur et sont reliées entre elles par une arche ogivale surbaissée. Au dessus des travées sont des fenêtres à une seule ouverture. Les nefs latérales ont disparues en 1770, elles menaçaient ruine et furent seulement rétablies sur la longueur de trois travées, ce qui donne à l’église actuelle une forme carrée et a rompu ses belles proportions. Dans la corniche se trouvent sculptés des animaux et des figures grimaçantes.
Le chœur est le transept, élevés vers 1500, de style gothique, dont les voûtes restaurées au XVIIème siècle, voûte centrale portant colombe et la date de 1681, appartiennent à l’architecture ogivale, le reste de l’église au style roman si rare en nos contrées.
On signale cette église sans clocher mais les cloches se trouvent derrière le pignon triangulaire au dessus du portail avec abats sont visibles en toiture.
Les fonts baptismaux sont en grès et du XVII° siècle. La forme en est octogonale de la base à la cuve.
Heuchin donne naissance à une petite rivière de Le Faux. Cette source fait tourner deux moulins à blé et un à l’huile. Un moulin à eau pour froment et grains de mars appartenait à Monsieur de Croix.
La population au 12 septembre 1790 était de 472 habitants, elle passait, au dernier recensement de 1999, à 537
                                                                                                         

HOUVIN HOUVIGNEUL

Deux villages, Houvin et Houvigneul, constituaient déjà en 1200 une seule paroisse, mais possédaient chacun son église.
Sous le vocable de Saint-Maclou, en ce qui concerne Houvin, l’église avait été rebâtie avec une seule nef après qu’en 1779 un incendie la détruisit par l’imprudence de villageois qui tirèrent des coups de mousquet dans les toits de chaume des maisons voisines.
Coseigneurs jusqu’en 1749, un procès à propos des droits seigneuriaux a été intenté par les sieurs d’Hendecourt à l’encontre de l’abbaye de Saint-Crépin en Chaye, les Soissons, qui possédaient seigneurie à Houvin, et pour laquelle l’abbé et les religieux avaient l’autorisation d’utiliser l’église ainsi que de la chapelle d’Houvigneul dédiée à Saint-Denis. Suite à ce procès, ce seigneur séculier fit disparaître de l’église, mais aussi des verrières du chœur d’Houvigneul, les armoiries de l’abbaye.
La tour en avant corps de l’église et ses contreforts d’équerre, ornées de niches et de moulures pannelées et de pinacles, date du XVème siècle. Elle est troquée dans sa hauteur et coiffée d’un capuchon d’ardoises. Un escalier à marches de grès est placé en vis dans une tourelle sur la face nord. Le dessus de la tour possède une salle carrée, voutée d’ogives avec armes de France. Cette tour est la seule rescapée des bombardements de septembre 43 (seconde Guerre Mondiale). L’église, qui a malgré tout maintenu les offices jusqu’aux années 55. Devant l’ampleur des coûts de réparations, a été abattue, laissant l’emplacement imaginé sur pelouse avec arbres remplaçant les colonnes. Ce qui a pu être sauvé a été transporté en l’église d’Houvigneul.
L’église d’Houvigneul, précédemment succursale d’Houvin, remonte à 1784 et est dédiée à Saint-Kilien. Ses larges fenêtres flamboyantes possèdent des vitraux anciens, en partie revenant de l’église d’Houvin, vitraux actuellement en cours de rénovation. Elle possède un portail sud, avec archivolte en accolade arasée, le tout rebâti au XVIIIème siècle. La tour nord porte date 1766. Carrée, elle est surmontée d’un clocher chapeauté d’une pointe tuilée, remplacement d’une précédente haute flèche. L’intérieur est sobre, avec trois nefs à chapiteaux octogones ne comptant plus qu’un entablement au lieu d’arcades.
D’indépendants sous l’ancien régime, les deux villages ont fusionné le 16 janvier 1856 suivant décret de Napoléon, qui associe les deux noms et fixe le siège à Houvin, Saint-Crépin, son patron.
La population, à ce jour, est de 227 habitants.

HUMEROEUILLE

En 1569 l’église, dédiée à Saint-Vaast, était bâtie sur un petit mazet (tènement – en terme de féodalité : métairie dépendante d’une seigneurie) contenant environ une mesure. A l’époque du siège de Saint-Pol (1537), elle avait eu beaucoup à souffrir de la présence des Français qui la pillèrent, brisèrent les vitraux pour en prendre le plomb et la dévalisèrent tellement qu’on dut se servir d’une jatte de terre pour baptiser les enfants.
L’abbaye de Blangy y fit faire quelques travaux en 1712, 1715 et 1769 ; d’importantes restaurations y ont été faites également vers la fin du XIXème siècle. L’édifice extérieur offre peu d’intérêt architectural. Le clocher de la tour carrée, en briques, est surmonté d’une flèche en charpente. Sa couverture ainsi que de la toiture de l’église ont été refaites à neuf il y a quelques années.
Le porche latéral nord a été supprimé en 1881. On l’a transformé en une sorte de chapelle où étaient placés les fonts baptismaux, malheureusement dépourvus à ce jour de son bassin de grès disparu mais gardant une magnifique grille d’accès. Le portail de ce porche fut alors bouché par un mur de maçonnerie dans lequel on a encastré, extérieurement, pierres tombales qui faisaient auparavant partie du pavé de l’église, les préservant ainsi de l’usure.
L’intérieur de l’église a été récemment rénové. Du côté de l’Epître, à l’entrée du chœur, se trouve l’hommage à la Vierge, en provenance de l’abbaye de Blangy, donnée à l’église d’Humeroeuille. Dans le mobilier compte de magnifiques stalles en bois sculpté. Il est à noter également la table de communion conservée.
Côté nord de cette église se trouve la chapelle comtale au-dessous de laquelle se trouve la crypte servant caveaux aux Belvalet, marquis d’Humeroeuille et dont l’entrée est située dans le cimetière, côté nord de l’église. Elle est fermée par une pierre portant cette simple inscription : sépulture de la maison Belvalet d’Humeroeuille et de ses descendants.
La commune comptait 160 habitants lors d’un dernier recensement. Elle était de 238 en 1791 lors de la cure de l’abbé Gilles Lesot, 58 ans à l’époque.

HUMIERES

Belle église paroissiale de style gothique, bâtie en pierre de taille (XVIème siècle), nouvellement restaurée suivant les dires d’ouvrage publié en 1914 par la commission des monuments historiques, et agrandie, à trois nefs séparées par des arcades en tiers-point soutenues par des piliers carrés.
Le chœur à chevet plat est plus bas que la nef et la réfection des fenêtres remonte à 1829.
Alors que dans le registre paroissial qu’il commence en 1857, le curé Maes, desservant de la cure de 1855 à 1865, observe que « de nombreux travaux et embellissements ont été faits à l’église par le marquis d’Humières » qui fait aussi décorer l’entrée de la chapelle castrale juxtaposée de ses armes et celles de sa femme décédée et enterrée en ce lieu en 1851. En février 1876, le curé Dhorne détaille les gros travaux qui commencent alors ; « allongement de quatre mètres de l’église, construction d’un clocher, renouvellement du toit » pour ce qui concerne les interventions touchant l’extérieur du bâtiment. Le premier mai de la même année commence le démontage de la charpente de la flèche et du beffroi, remontés à côté de l’édifice pour abriter la seule cloche sauvée à la Révolution. La démolition des murs du « vieux clocher » est entreprise, la reconstruction de cette partie de l’édifice s’achève en octobre. Les travaux continuent à l’intérieur de l’église et en avril 1878, « les maçons arrivent pour démolir le pignon du chœur et le refaire ensuite à pans coupés ». Après la pose des vitraux en septembre, le 11 novembre, jour de la Saint-Martin, le maître-autel est remis en place. A ce jour il a été démonté suite au deuxième concile œcuménique appelé « Vatican II » ouvert par le pape Jean XXIII en 1962 et clos sous le pontificat de Paul VI en 1965 et remplacé par le tabernacle représentant entr’autres le calvaire et les disciples, création du Père Gossins en 1967.
Les vitraux représentent La Sainte-Famille, Saint-Martin, Notre Dame du Rosaire ainsi que Sainte-Dominique.
La tour carrée, construite en 1876, coiffée d’une flèche en charpente couverte d’ardoises ; l’étage supérieur, où sont les cloches, est éclairé par huit baies géminées, deux à chaque face.
L’ancienne tour portait la date de 1627 et avait quelques restes de sculptures.
Sous le porche de l’église est une dalle funéraire en marbre blanc qui se trouvait dans la nef avant la réfection du pavé. Elle est tellement usée par les pieds des fidèles que son inscription est devenue complètement illisible.
A l’extrémité de la nef sud, chapelle seigneuriale attenant au chœur de l’église. A l’intérieur, sont encastrées dans le mur ouest de la chapelle sept plaques de marbre noir portant les épitaphes des divers membres des familles Hubert de Mons-en-Baroeul et Van Cappel de Prémont, inhumés dans le caveau seigneurial se trouvant en crypte. Cette chapelle appartient maintenant à la commune suivant accord et qui vient d’en faire réfection extérieure.
La jouissance et l’entretien de l’intérieur revenant, en hommage, à la famille seigneuriale.
En 1790, la population était de 477 habitants. Elle est à ce jour de 240 au recensement.

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